EXPOSITION MAURICE LE SCOUËZEC

Publié le par LE BAL Mathyeu

Les années de la gaîté

25 Novembre au 23 Décembre 2010

Maurice Le Scouëzec et sa compagne Mathilde, Vavin, vers 1920
 
Pour cette exposition, la Galerie Les Montparnos vous invite à découvrir une sélection d'oeuvres sur papier du peintre Maurice Le Scouëzec.
Redécouverte majeure dans l'histoire de la peinture du XX ème siècle, Le Scouëzec, de même que Picasso, Matisse ou encore Marquet fait parti de ces grands noms du dessin moderne.
Le dessin ou la première ébauche de l'esprit d'un artiste. Dans sa spontanéité, le dessin traduit de manière sensible et direct le mystère de la création picturale.
Conserver l'instant vécu. Trace des mouvements, geste pur, tension d'un esprit, moments savoureux, expressions.

 MLS-1263 LA TRAPEZISTE-web

Le trapeziste
Mine de plomb
 
A travers cette exposition, le peintre Maurice Le Scouëzec nous invite à revivre le Montparnasse des années folles. Un lieu et une époque qui ont révolutionné la pensée et la peinture.

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Imaginons.

 
1918. Après 4 ans de guerre, c’est enfin terminé. Au front on a creusé la terre et on a vu l’enfer. Une guerre mondiale. Technique. Pluies de feu. Mais c’est fini. C’était la der. La der des der. Aujourd’hui c’est Paris. Les terrasses de café se remplissent ; des verres sur les zincs, sur les marbres, des discussions autour des verres, des boulevards et des noms : la Rotonde, la Coupole, le Dôme…
Nous sommes à Montparnasse, en 1918, et c’est l’arrivée du printemps. Le beau printemps de l’après-guerre. De l’après la der.

"Ça c'est une femme du café américain" (La Coupole)
Aquarelle et mine de plomb
vers 1918.
 
Point de jonction entre le boulevard Raspail et le boulevard du Montparnasse, le carrefour Vavin. Ceux qui le fréquentent sont alors les témoins privilégiés de l’arrivée d’une bande de conquistadors d’un nouveau genre. Ils viennent des quatre coins du monde et débarquent là, munis de pinceaux, de brosses, de palettes, de couteaux à spatuler le pigment.
Mondial. Esthétique. Héroïque.
De Russie, d’Extrême-Orient, d’Amérique du Sud, de tous les pays d’Europe, tous là, à Paris, ici, dans ce printemps du Montparnasse.
Parmi eux, une gueule. Un chapeau de baroudeur, des bottes de far-west, une pipe de cap-hornier. Il se nomme Le Scouëzec. Un Breton. Son nom signifie « l’homme aux larges épaules », et on le surnomme « l’Amant de l’Afrique ».
  
Rue Delambre on se dit : 

« Lui il a vu des choses que personne n’a vues… »

C’est cette histoire que La Galerie Les Montparnos se propose de vous raconter. L’histoire du peintre Maurice Le Scouëzec. Le Breton de la bande… l’Africain… et peut-être le plus aventureux des Montparnos.  Il est celui qui a fait voyager la couleur au-delà des limites du pénétrable.

Cette exposition présente des œuvres sur papier
de la période Montparnasse (1917-1925).
 L' homme au monocle
mine de plomb

 

Ainsi, la Galerie Les Montparnos vous invite à partager ce beau moment
lors du vernissage le :
 
  Jeudi 25 Novembre 2010
à partir de 18h30.

 

"Maurice Le Scouëzec s'habille du costume propre à quelque sport dont il se garde bien, dévoué au seul footing et pour cela chaussé de bottes lacées, superbes, inusables, et qu'on dirait de sept lieues si Le Scouëzec n'était bien maigre pour un ogre.
Encore qu'il y ait de ci, de là, de l'ogre dans sa peinture.
Le visage est une olive pâlie. De clairs yeux de Breton, yeux de fouilleurs de plaine ou d'océan; moustache tartare, assez peu rare en Bretagne. Qu'il soulève son sombrero ou sa petite casquette grise et Le Scouëzec révèle, en éclair, un crâne qui, à lui seul, constituerait pour le peintre, le poète, le médecin, le mage et l'ermite tout à la fois, un beau sujet d'études.
Il se fit remarquer aux salons par d'étranges compositions, extrêmement personnelles et assez peu dans le sentiment de l'époque. Des compositions profondément préparées, travaillées dans leur dessous avec quelque chose d'inachevé...
Quelle lassitude l'avait entraîné à rompre si vite, à abandonner, pour tout dire ?
Néanmoins, on ne pouvais plus oublier. D'une visite au salon, c'était de ce qui s'inscrivait dans la mémoire de l'oeil. On en était hanté...
Que Monsieur Le Scouëzec ne s'inquiète pas... Il a loyalement rempli sa mission."
                                                                                                                                                  André Salmon,
                                                                                                                                                  Les arts et la vie.
                                                                                                                                                  La revue de France, 1 fév. 1926
    Nu aux chats
    Mine de plomb
"Le Scouëzec a roulé sa bosse dans tous les pays du monde ; il connaît les voyages, il a eu les fièvres, il sait ce que c'est. On peut être sûr qu'envoyé au diable pour peindre, il y peindra.
Ces toiles ont un caractère très puissant, c'est un art sobre, sans éclat, mais on sent qu'elles sont peintes par un homme." 
André Warnod,
      Comoedia, 18 oct. 1925